La douleur, comme un vent froid,se glisse entre les murs de ma pensée,frappant la chair des souvenirs,les échos d’un rire perdu,un monde où la lumière ne s’épanouit plus
Les émotions, ces ombres,s’accrochent à mes pas,comme des racines tordues,s’enfonçant dans le sol,me tirant vers un abîme
Le cœur, ce prisonnier,battant sans but,tandis que les jours se succèdent,comme des vagues sur un rivage,épuisant les rêves,les laissant éparpillés,comme des feuilles mortes
Est-ce là la beauté de vivre ?Un chemin semé de débris,de promesses brisées,où chaque sourire cache une larme,où chaque étreinte est une adieu
Je marche,sans savoir si la destination existe,les étoiles se cachent dans le brouillard,le ciel, un voile de tristesse,tandis que je cherche un sens,dans ce labyrinthe d’illusions
La vie, un livre dont les pagess’effritent entre mes doigts,les mots se dérobent,et moi, spectateur de ma propre chute,je me demande,si l’émotion,si l’existence,ne sont que des ombres,s’effaçant au premier souffle du vent
